Calakmul

Nous nous levons particulièrement tôt ce jour-là. En effet le trajet est plutôt long : 340 km en 6h. Le départ est fixé à 7h. Nous roulons environ 2h30 sur la 186 avant d’arriver dans la ville d’Escàrcega, dernière grande ville avant d’atteindre le site archéologique de Calakmul. Nous profitons de ce petit arrêt pour acheter de l’eau (5l pour être certain d’en avoir suffisamment), le repas du midi et faire le plein.

La route est agréable, il s’agit la plupart du temps d’une 2×2 voies limitée à 90km/h mais la majorité roule à 120km/h.

Pour accéder aux ruines, il faut quitter la 186 au niveau de Conhuas. En bifurquant, vous arriverez à un premier parking avec un barrage. A ce barrage il faut s’acquitter d’une taxe pour emprunter la route menant au site archéologique (150$mx par personne). Des bracelets vous serons remis qu’il faut porter en titre de billet d’accès. A cet endroit vous pouvez trouver des guides et des consignes vous sont indiquées :

  • respecter la faune et la flore;
  • avoir suffisamment d’eau car il n’y a pas de point de vente sur le site;
  • respecter la limitation de vitesse pour la tranquillité de la faune;
  • suivre le chemin accessible à cette période.

Après ce « péage » commence une première partie de la route (20km) où vous pouvez rouler à 60km/h car le passage est assez grand pour deux voitures. Toutefois, nous avons choisi de rouler plus lentement pour avoir la possibilité d’observer la flore environnante et la faune dans une moindre mesure. Au bout des 20km vous devez prendre à droite pour continuer. Il y a une petite maison avec une barrière pour bloquer l’accès jusqu’à ce qu’un homme contrôle vos bracelets et vous laisse continuer votre chemin. Hors période de Covid-19, vous pouvez vous arrêter au musée.

Le chemin continue pendant 40km où la limitation de 30km/h. Je vous conseille de la respecter car cela vous permet d’admirer la faune présente parfois en plein milieu de la route et évite les accidents. Lors de notre retour, plusieurs animaux se trouvent au milieu de la route, ou encore des branches tombées entretemps.

Après ce long chemin et ces 6h de route, nous arrivons enfin à l’entrée du site. Comme pour les autres activités, les lieux sont quasi vides même s’il y a quelques touristes, nous devons être une vingtaine. Pour accéder au site, il faudra vous acquitter de la somme de 80$mx par personne (attention uniquement en cash). Vous avez le choix entre accéder directement au site ou vous rendre dans un petit espace où vous trouverez des renseignements sur le site (histoire et plan du site). A noter qu’à cet endroit se trouve les seuls toilettes disponibles.

La réserve dans laquelle se trouve les ruines de Calakmul abrite 417 espèces d’oiseaux et plusieurs espèces de singes, cervidés ou encore des pumas et jaguars. Nous avons pu apprécier la beauté de cette faune et flore sans pour autant apercevoir de pumas ou jaguars… dommage mais c’est peut-être pour le mieux.

Le site est particulièrement grand et comporte cinq groupes architecturaux répartis sur 5km². Plusieurs chemins sont possibles pour visiter, mais en cette période seul le chemin court était ouvert (recorrido corto). Même s’il s’agit du chemin le plus court, nous avons mis environ 3h à le parcourir (alors que le routard disait 1h30). Nous avons souhaité prendre notre temps et observer les lieux. Mais dans tous les cas, c’est assez long si vous prenez le temps de monter sur l’ensemble des pyramides accessibles, ce que je vous conseille car les vues sont magnifiques (en moyenne chaque structure avoisine les 40m de haut).

Au cours de notre visite, nous avons eu la chance de voir une famille de singes hurleurs et surtout les entendre lorsque nous étions en haut des pyramides. Les cris sont particuliers et on aurait dit des félins qui rugissaient, ce qui est assez étrange. Après avoir escalader l’ensemble des structures accessibles, nous prenons de nouveau la route vers la ville de Bacalar a environ 3h de route.

Quelques conseils :

  • Si la totalité du site est accessible, il faut penser à dormir dans les environs car le temps manquera pour ensuite faire la route vers Bacalar ou Campeche.
  • Nous avons visité le site lorsque les températures étaient au plus haut car nous ne pouvions faire autrement mais je vous conseille d’arriver le plus tôt possible
  • Prenez votre temps pour grimper les structures et si vous ne les faites pas toutes, ce n’est pas grave
  • Admirer la faune et la flore, surtout écoutez les singes hurleurs dont les cris résonnent dans la jungle

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