Potosí

Nous partons de Sucre pour Potosí en bus. Afin de rejoindre le terminal de bus, nous prenons un taxi très original : une ancienne voiture destinée au marché du Commonwealth avec le compteur et le volant à droite aménagée en voiture avec le conducteur à gauche

L’altiplano

Notre bus traverse l’altiplano pour se rendre dans la ville de Potosí à environ 3h de trajet. Le coût du trajet 40BOB par personne avec la compagnie Emperador. Les bus sont confortables bien plus que les flixbus en Europe.

Potosí

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, Potosí est la plus haute ville de plus de 100 000 habitants en altitude : 4 090m ! La ville est entourée par le cerro Rico qui fit de Potosí la gloire de l’Empire Espagnol et de la République. Toujours exploité, le cerro Rico fut découvert par les indiens qui voulurent exploiter son argent, mais la légende raconte que le volcan proche du cerro Rico se réveilla et produisit une explosion, donnant le nom « Potociou » signifiant explosion en Queschua. Les indiens considérèrent que cette explosion était la manifestation du die Pachamaman mécontent de cette exploitation de la terre. Entendant cette légende lors de leur arrivée, les espagnoles cherchèrent la montagne d’argent qu’ils prononcèrent « Potocio ». Ainsi commença l’exploitation du cerro Rico.
La ville de Potosí est la seule en Amérique latine a avoir été élevée au rang de ville impériale. Sa devise est « Je suis la riche Potosí, le trésor du monde, la reine des montagne et la convoitise des rois ».

Être à 4 000m se ressent bien plus que lorsque nous étions à Sucre. Nous sommes régulièrement essoufflés et quelques difficultés à respirer correctement : impossible de prendre de grandes respirations. Surtout la pollution n’arrange rien… A chaque démarrage d’un micro, un épais nuit noir s’échappe du pot… Autant dire que les bronches en prennent un coup.
Les températures varient fortement entre le jour et la nuit passant de 23-25°C à -6°C, ne pas oublier de prendre sa doudoune si vous comptez rentrer tard.

La casa nacional de Moneda

La casa de la Moneda est l’un des plus grands bâtiments civils coloniaux d’Amérique qui fut édifiée entre 1759 et 1773. Le métal servant à fabriquer les pièces provenait directement du cerro Rico. La production et la frappe de monnaies étaient réglementées par les rois catholiques espagnols. Quelques 50 milliards de dollars en lingots ont été envoyés à l’Europe depuis la casa de la Moneda entre 1545 et l’indépendance. L’entrée est de 40Bs et 20Bs pour les photos avec une visite guidée d’une durée de 1h à 2h selon les salles ouvertes.

Les pièces étaient des reals se déclinant en 8, 4, 2, 1 et 0,5 toutefois, seul le poids de la pièce permettait de constater sa valeur (8 real = 27g) car l’argent utilisé rendait les pièces friables permettant de récupérer quelques grammes d’argent en rognant des morceaux. Ainsi, les commerçants devaient continuellement avoir une balance sur eux.

La cathédrale de Potosí

Construite entre 1809 et 1839 sur les ruines d’une première église, il s’agit de la cathédrale la plus imposante de la ville. Elle contient une crypte où son enterrés les nobles espagnols ayant œuvrés pour la ville. L’entrée est de 20Bs incluant une visite guidée de 30 minutes et le droit de prendre des photos.

La cathédrale dispose d’un cloché donnant une vue sur la ville et ses alentours. Au sein du cloché, il est possible d’admirer quatre grosses cloches dont l’une d’elle a été présentée lors de l’inauguration de la cathédrale.

Couvent de Santa Teresa

Ce vaste couvent des carmélites a accueilli 21 sœurs issues de la bonne société locale dont la présence en ces murs apportait un surcroît de statut. La tradition voulait que la deuxième fille de la famille intègre le couvent à l’âge de 15 ans en apportant une dote correspondant à 90 000€ (en numéraire, or, bâtiments ou œuvres d’art). L’entrée du couvent est de 30Bs par personne + 15Bs si vous souhaitez prendre des photos.

Le cimetière des sœurs se trouve sous le plancher en bois. Les sœurs y étaient enterrées pendant 2 ans avec de la chaux puis les ossements étaient transférés dans la fosse commune au centre de la pièce. Maintenant les sœurs sont enterrées au cimetière de la ville.

Eglise de San Lorenzo de Carangas

L’intérieur de l’église est quelconque mais la façade est particulièrement fascinante. Elle a été réalisée dans un style indigène mêlant des éléments appartenant aux cultes amérindiens et catholique. L’église dispose également d’un mirador avec une vue différente sur Potosí. L’entrée est de 15Bs par personne.

Temple et mirador de San Francisco

Fondé en 1547 sur la base des enseignements de Saint François d’Assise, il s’agit du plus ancien couvent de Bolivie. Le meilleur de la visite la montée sur les toits de l’église pour accéder au mirador. On se croirait dans Assassin’s Creed avec une vue magnifique sur le cerro Rico. L’entrée est de 20bs

Visite de la mine

Nous avons choisi l’agence Marco Polo Tours avec le guide Willy ancien mineur parlant anglais et français.

Le cerro Rico regorge de mines exploitées dans des conditions qui ont évoluées depuis le XIXe siècle. Le cerro Rico est appelé aussi gruyère car il est 1 000 fois plus troués : 750 km de galeries avec des mines dont la profondeur peut atteindre 500m. Face à cette situation qui menace le cerro Rico classé au patrimoine mondiale, l’Unesco a demandé aux mineurs de ralentir la production sans succès jusqu’à ce jour.

Avant d’arriver à la mine, petit tour au marché des mineurs afin de découvrir le matériel et la nourriture utilisée par les mineurs. Le matériel se résume à des bâtons de dynamite et la nourriture à des feuilles de coca qu’ils mâchent par 4 avant de prendre un bout d’un mélange de cendre de quinoa, pomme de terre et produits chimiques. La boisson : de l’alcool à 96% (que quelques matchos boivent sans diluer sinon les autres diluent à l’eau). Les cigarettes sont également présentes et roulées à la main.

Les mineurs sont inscrits au sein d’une coopérative qui leur permet de conserver 50% des revenus tirés de l’activité minière. Une hiérarchie existe au sein de ces regroupements : les plus jeunes (15 – 19 ans) ramassant les pierres pour les amener aux wagonnets ; les jeunes adultes (20 – 30 ans) vont pouvoir pousser les wagonnets remplis des minerais ; vers la trentaine, ils peuvent prendre en main les perforateurs (pesant 37kg) ; enfin les plus âgés (40 – 45 ans) sont les architectes des mines car ils indiquent où poser les dynamites pour créer des cavités.


Restaurants

El Empedradillo : conseillé dans le guide du routard, nous y sommes allés pour tester la spécialité k’arapulca : soupe de maïs dans laquelle est immergée une pierre ébouillantée.

El tenor de plata : restaurant local avec des spécialités boliviennes comme le steak de lama aux fines herbes.

Le marché : il est d’agit du marché principal qui est fréquenté par de nombreux habitants de l’altiplano vêtus de leur costume et coiffe traditionnel. Il est possible de manger pour quelques bolivianos.

Hôtel

Casa de Huéspedes María Victoria : L’emplacement était parfait, à deux pas de la place principale. La terrasse permet de profiter du soleil tranquillement autour d’une table. Toutefois, la chambre est froide et ne dispose pas de chauffage mais de nombreuses couvertures sont disponibles.

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